Karin Wiig au Sommet du Droit 2019

Karin Wiig au Sommet du Droit 2019

A l’occasion du Sommet du Droit 2019 le 31 janvier 2019, Karin Wiig a modéré un panel sur l’optimisation des classements de cabinets d’avocats dans les guides juridiques. Composé de directeurs juridiques de grands groupes et de professionnels de guides juridiques de référence, le panel a apporté une vision croisée des meilleures pratiques et de la pertinence des classements pour la visibilité et la notoriété des cabinets d’avocats.

Le Business Development : faîtes le point sur vos méthodes

Le business development au sein d’un cabinet d’avocats requiert des efforts constants et un suivi régulier. Quel que soit son niveau de succès, un associé doit consacrer un minimum de temps chaque semaine pour faire avancer les nouvelles opportunités. Ceci implique un ensemble d’efforts d’analyse et de suivi de votre marketing, de votre communication et de l’interaction avec vos cibles. Lisez l’article sur le blog d’Eliott & Markus.

Double I International a participé à la Conférence annuelle du LMA

La conférence annuelle du Legal Marketing Association (LMA), la plus grande conférence mondiale dédiée au marketing des cabinets d’avocats, a réuni plus de 1500 participants à Las Vegas du 27 au 29 mars 2017. Les sessions les plus marquantes ont porté sur la technologie, l’intelligence artificielle et l’intégration des stratégies. Lisez notre article sur le blog d’Eliott & Markus ici.

Karin Wiig intervient à la conférence inaugurale de GBL Alliance

Le 9 mars 2017, Karin Wiig a parlé sur la pertinence des guides internationaux et les meilleures pratiques pour réussir dans les classements (“Relevance of International Legal Directories and Best Practices”), lors de la conférence inaugurale de GBL Alliance à Amsterdam. GBL Alliance est un nouveau réseau international d’avocats qui a été lance en janvier 2017. La conférence a réuni 22 cabinets d’avocats basés principalement en Europe, au Moyen Orient et en Afrique.

Les « boutiques » : un nouvel acteur en droit des affaires

Le métier d’avocat évolue et change sous l’influence de la crise et des exigences des clients. La multiplication récente de nouvelles « boutiques d’affaires » à fort intuitu personæ est révélatrice de cette évolution. Pourquoi ce modèle de cabinet représente-t-il une alternative séduisante, aussi bien pour les clients que pour les avocats qui y travaillent, et comment la présence des boutiques change-t-elle le marché des cabinets d’avocats d’affaires ?

Cette année a été particulièrement marquée par le départ d’associés emblématiques quittant les grandes firmes pour fonder leurs propres boutiques. Gide a vu les départs par exemple d’Antoine Bonnasse, Youssef Djehane et Jean-Emmanuel Skovron, unissant leurs compétences en fusions-acquisitions au sein du nouveau BDGS Associés, au côté d’Antoine Gosset-Grainville, ancien Directeur général adjoint de la Caisse des Dépôts et auparavant associé de Gide. Dominique Bompoint a quitté Sullivan & Cromwell pour fonder le cabinet Bompoint au service des clients faisant des opérations de fusions-acquisitions et des contentieux s’y rapportant. Parmi les nouvelles boutiques de l’année également spécialisées en M&A et en contentieux d’affaires, citons la création de Villey Girard Grolleaud par des anciens de Darrois Villey, ainsi que Dethomas Kopf fondé par deux associés formés sur les bancs de grands cabinets internationaux (SalansSullivan, Herbert Smith). Il y en a d’autres…

Résoudre un déséquilibre et des tensions

Le moteur principal pour cette tendance ? Aujourd’hui l’offre et la demande de services juridiques haut de gamme sont en déséquilibre, créant des tensions, voire des éclatements, au sein des cabinets. Avant la crise, les grands cabinets de renom avaient le monopole sur les beaux dossiers de M&A et de contentieux d’affaires. Les clients leur confiaient leurs dossiers sans trop s’occuper des honoraires. Depuis 2008, les beaux dossiers sont moins nombreux et la pression est croissante pour proposer des honoraires plus transparents et des modes alternatifs de facturation. On assiste à la disparition des taux horaires au profit des forfaits et des honoraires de résultats. De nombreux clients internalisent certains dossiers qui auparavant étaient traités par les cabinets.

Outre des structures plus légères et des honoraires compétitifs, les nouvelles boutiques d’affaires bénéficient d’une expertise reconnue. Issus en majorité de grands cabinets français et internationaux.

Cette situation fait qu’aujourd’hui l’offre des prestations juridiques chères ne correspond pas à la demande des clients, laissant une place non négligeable à des boutiques d’affaires qui offrent des services juridiques haut de gamme avec des honoraires qui se veulent davantage en adéquation avec le mandat en cours.

Dans l’exercice du métier, ces nouveaux acteurs, qui ne sont pas sans rappeler une certaine tradition un peu disparue, se distinguent en privilégiant la proximité avec les clients, avec un accès direct aux associés qui s’impliquent dans la stratégie globale, permettant des décisions de gestion cohérente dans toutes les phases de développement du client. Selon un des intéressés, la relation avec ses clients, depuis la fondation de sa nouvelle structure, lui permet « d’agir plus en amont et pouvoir donc mieux gérer les risques ».

Cette approche répond aussi à une attente  des clients qui, de plus en plus, recherchent une relation de confiance et de transparence.
« Notre pratique est très attachée à la personne », expliquent François Kopf et Arthur Dethomas. « Les clients français attendent une approche beaucoup plus personnalisée et notre structure répond à cette attente. » La flexibilité, liée à la taille des « boutiques », est également un point fort pour leurs clients. « Il n’y a aucune inertie à la fois sur les dossiers et sur la structure ; les décisions sont prises très vite », explique A. Dethomas.

Les boutiques offrent une pratique en droit des affaires qui répondent à un niveau d’exigence équivalent aux grands cabinets qui les ont formés.

Les nouvelles boutiques d’affaires incarnent aussi une solidarité plus affirmée. En général ce sont des cabinets fondés par des avocats qui aiment et veulent travailler ensemble, impulsant donc un fort esprit d’équipe. L’aventure collective et entrepreneuriale donne un dynamisme palpable. Elle est attirante pour les clients et suscite davantage de satisfaction dans la pratique du métier et une qualité de vie professionnelle plus équilibrée. Il est encore trop tôt pour faire un bilan du succès de ces cabinets étant donné leur jeunesse, mais les dossiers qu’ils annoncent déjà laissent à penser que ces nouvelles boutiques d’affaires pourraient véritablement rivaliser avec les cabinets de renom sur certains segments.

Il serait certes exagéré de dire que ces nouveaux acteurs menacent l’avenir des grands cabinets français et internationaux. Il y aura toujours des clients, les institutionnels en tête, qui exigeront le « label » d’un cabinet d’affaires de renom. Par contre, on peut voir qu’un nouvel échelon de services juridiques est en train de se constituer avec la percée de ces boutiques qui semblent être une alternative crédible, aussi bien du point de vue du client que des collaborateurs et stagiaires qui choisissent de les rejoindre.

En termes de recrutement, ces cabinets ont en effet l’intention de faire leur place sur le marché et de s’y développer. Pour les collaborateurs, ils offrent non seulement une très bonne formation et des rémunérations compétitives, mais également une qualité de vie professionnelle et une opportunité de travailler avec des associés reconnus dans leurs domaines. À suivre donc…

K_W

 

Article paru dans JURISTES ASSOCIÉS le 6 décembre 2013 et reproduit dans l’ouvrage « Du cabinet à l’entreprise. Les cabinets vont-ils relever le défi de la modernisation ? » en juin 2014.